Géo-histoire et autres éléments...
  Rapport entre les sociétés traditionnelles face à l'espace et au milieu
 
Les rapports des sociétés traditionnelles à l'espace et au milieu

 

 

Biblio :

 

BOSERUP Esther : « évolution agraire et pression démographique », Paris, Flamarrion, 1970, 218p.

 

GODELIER Maurice : « L'idéel et le matériel », Paris, Fayard, 1984, 348p.

 

GOUROU Pierre : « pour une géographie humaine », Paris, Flamarrion, 1973, 388p.

 

RAMBAUD Placide : « société rurale et urbanisation », Paris, Seuil, 1969, 318p, collection Esprit.

 

BERQUE Augustin : « Ecoumène : introduction à l'étude des milieux humanisés », Paris, Belin, 2000, 271p, collection Mappemonde.

 

INTRODUCTION :

 

Les rapports sociétés/milieu ont changé. La concentration des rejets dans quelques points mais aussi la concentration humaine (densité...). La chimie a aussi évoluée et les volumes émis dans la nature ont augmentés mais aussi transformation de nombreuses molécules.

 

Ex : - le mercure est indégradable

- les nitrates (azote) pollue l'eau et enclenche le processus d'eutrophisation (prolifération d'algues qui accapare l'oxygène, tuant la faune par asphyxie).

 

Avant la Révolution industrielle, les sociétés vivaient plus au contact de la nature et ensuite plus de considération pour elle : vision manichéenne !!!! En effet, de nombreuses catastrophes ont eut lieu dans le passé.

Quelles sont les différences ? Quels sont les nouveaux problèmes ?

 

Postulat techno-économique : les sociétés industrielles différentes des notres et ces différences sont sous des angles variés (croyances : divinisé tout ce qui est naturel).

Questions des pouvoirs : comment fonctionne l'autorité de ces sociétés ? Quel est la place de l'individu face aux groupes ?

Gestion des ressources, des stocks et des déchets : comment faire pour ne pas épuiser les ressources ?

 

Grand débât : oppose ceux pour qui les faits culturels sont premiers (1) à ceux pour qui c'est le technique et l'économique (2) cf Bercque

 

  1. : monde divisé en grandes civilisations qui n'ont pas les mêmes croyances et visions du monde

 

ex : Asie : culture et végétal (riz surtout)

Pays arabes et chrétiens : animal (référence au berger et au troupeau)

 

  1. : les superstructures culturelles ne font qu'organiser des logiques techno-économiques qui sont premières.

 

Ex : le rapport homme / femme en 50 ans a évolué avec hausse du divorce et du non mariage. Les progrès techniques touchant aux tâches ménagères, ce qui libère du temps pour la femme, lui permettant d'envisager de travailler.

 

Ex2 : statut de la campagne : dans les années 50-60, la campagne est mal vu. A partir des années 80, la campagne revient en force. Pourquoi ? Car les réseaux se sont étendus dans la campagne (eau, électricité, téléphonie, routier...) donc mêmes conditions pratique de vie.

 

Genre de la société traditionnelle : les travaux anthropologiques et sociologiques mettent en relation des sociétés dans des temps et des espaces différents. C'est le produit d'une réflexion des sciences sociales sur une typologie de la société. On y trouve différentes catégories :

 

ex : Marx et Engels découpent le monde en 6 catégories :

 

      • 1 – communauté tribale

      • 2 – société asiatique

      • 3 – cité antique

      • 4 – société germanique

      • 5 – société féodale

      • 6 – société capitaliste bourgeoise

en espérant atteindre une septième : la société communiste

 

ex 2 : T.Parsons (américain) :

 

- sociétés primitives (faible difféerence des hommes au plan de la richesse et les rapports sociaux sont réglés par la parenté)

- sociétés intermédiaires : écriture, édifices religieux avec sa structure et sa connaissance regroupés dans des universités pour diffuser le savoir

- sociétés modernes : la rationnalité domine incarné par le droit

 

Il y a souvent une opposition dans les modèles :

    • sacré et profane

    • société close + replié sur elle même et sociétés des échanges

    • sociétés archaïques et sociétés urbaines

 

ex 3 : Durkheim (mort 1920) oppose deux types de sociétés : mécanique (1) et organique (2)

 

    • 1 - traditionnelle, soit celle par exemple basque du début du 19°s avec :

      • forte conscience collective (le « nous »)

      • faible différenciation économique et pouvoirs entre les individus

      • forte cohésion interne par participation de tous au « tout »

 

    • 2 – travail social entraine l'avènement de la personne

      • l'individualisme moderne (« droits de l'Homme »)

 

ex 4 : F.Tonnies (allemand)

 

          1. Communauté : enracinée dans les profondeurs de la nature par un territoire et uni par les liens du sang.

          2. Société : commandé par des rapports contractuels et la loi écrite, fondée sur l'intérêt individuel, le calcul et la compétition.

 

Cf document !

I – Le « singe nu » dans la nature : les sociétés de chasseurs-cueilleurs

 

D'un côté la nature, de l'autre la société. Le problème des chasseurs-cueilleurs, c'est qu'ils sont dans la nature, c'est un type d'animal dans la pyramide alimentaire. L'espèce humaine peut donc être dans la nature MAIS quand c'est que l'on en sort ? Pourquoi ?

 

Ex : grotte de Chauvet en Ardèche bouleversant le système de l'homme des Homo Sapiens. Déjà, elle double l'ancienneté de celui-ci (Lascaux -17000 ans). Ici, - 32-35 000 ans. Ici, ils peignent des prédateurs(lions, ours...) très bien peint avec des techniques de perspective (dégradé, estompage...) très évolué. Ici, il se situe comme un petit prédateur avec d'autres plus élevés. La nature est hostile.

 

1° un exemple représentatif : les Bushmens du Kalahari

 

La forêt sèche d'Afrique du Sud avec des groupes de chasseurs-cueilleurs vivant dans le semi-désert se sédentarisant. Il y a 54 espèces animales comestibles et 80 espèces végétales. Cependant, ils ne prélèvent qu'une faible partie de ce potentiel alimentaire. Ils ont un gros problème : la conservation des aliments. Pas de stockage.

Règles : la question des points d'eau est centrale

Les variations saisonnières des aires d'approvisionnements des nomades Bushmen du Kalahari (R.LEE)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Légende :

 

point d'eau saisonnier approvisionnement nov-avril

point d'eau permanent ----------------------- mai-juillet

----------------------- août-oct

 

En moyenne, ces sociétés consacrent 4h/j à la collecte alimentaire. Mais les quelques mois de saisons sèches , cela va jusqu'à 9 à 10h/j. La densité de la population ne peut augmenter du fait de cette contrainte : notion de seuil. Le nomadisme est ici impératif. L'organisation sociale se forme autour de clans familiaux entre 20 et 40 personnes.

C'est le milieu qui commande la structure sociale. Elle est simple, pas de spécialisation des tâches ni de hiérarchie. Cependant, il ne fonctionne pas en relation chose du fait du besoin d'échange de femmes donc en relation avec d'autres clans. Cela forme une ethnie qui a la même langue, mêmes habitudes alimentaires, mêmes croyances. C'est le mythe de l'ancêtre commun.

 

2° quelques principes généraux de l'organisation des chasseurs-cueilleurs

 

Constat : temps travail / ressources collectées : optimal.

Concept de productivité du travail.

 

Les grandes découvertes vont mettre ) bas la majorité de ces sociétés, ne subsistant que au Groënland, Laponie, Afrique australe, Australie, est de la Sibérie, Amazonie... Ayant beaucoup de temps disponible, ils ont une vie sociale très dense avec des mythes et croyances très complètes.

Pourquoi ? Peu de trace CAR nomade donc peu de poids : quelques outils (ciseaux en bois, scie, silex, meule...), objets en fibre végétale (osier...).

Dans les hautes latitudes, c'est la chasse qui domine avec une autre forme de domestication de chiens et de rennes pour les traîneaux (90% chasse et pêche).

Dans les basses latitudes, c'est surtout de la cueillette (70% alimentation).

 

De plus, différence sexuelle. Les hommes sont tous égaux entre eux (chasseurs) et femmes (cueilleurs) aussi. Absence de pouvoir de coercition, les conflits se règlent par la scission du groupe. Pas de hiérarchie. C'est rare car peur de se retrouver nombreux et donc de se retrouver démuni face à des choses « surnaturelles » comme les orages, variation de la saison des pluies. Donc, il y a des dieux et il ne faut pas se les mettre à dos + craintes naturelles des grands prédateurs.

 

3° une organisation commandée par une loi naturelle : l'indispensable reproduction.

 

a) les contraintes de la survie alimentaire dans le temps long

 

  • reproduction : - sexué donc relation hommes/femmes

    - individu dans le temps long donc alimentaire donc relation homme/nature

L'ensemble des clans associé au sein d'inter-mariages formant le nexus. Plusieurs nexus formant une ethnie. Fonction alimentaire : ex aborigène où un individu donné peut aller chasser sur le temps de chasse d'autres clans du même nexus. C'est la « propriété abstraite de la nature ». la nature est faite de rythme plus ou moins régulier selon les saisons mais dans le fit connaît des fluctuations. Ma société ne peut pas avoir un rapport avec l'espace et le temps constant : géométrie variable du territoire où l'on chasse.

 

  • caractère ternaire : NOUS / EUX / ETRANGERS

              (clan) / (nexus) / (autres)

Quand la variation inter-annuelle est importante, on va mettre en stock les pâturages proche du point d'eau le plus permanent. Il n'est utilisé que quand il y aura une sécheresse. Dans le monde équatorial (ex : Zaïre), une ethnie de pygmées, les Mbuti, dans la foret humide, les clans existent et a un territoire de chasse de 15km sur 50. au centre de ce territoire , il y a un territoire sacré, interdit d'y chasser, permettant aux espèces animales de se reproduire : stock.

 

En France : problème des parcs naturels :

 

 

b) incidences de l'impossibilité à stocker

 

ex : la société Massai du Kenya, pasteurs de bovins (zébu). Ils ont une spécialisation pastorale inexplicable. Plus on a de bétail, plus on est riche et important dans la hiérarchie sociale. La viande n'est consommé que dans les cérémonies.

 

A.JACOBS a étudié la question de la mise à mort des chèvres, moutons et zébus. Le bovin que quand grandes fêtes car sinon problème de conservation. Elles ont lieux quand un clan invitait un autre clan(s).

M.MAUS appelle cela un « fait social total »(cérémonie quand on mange le boeuf) résumant le rapport avec la nature mais aussi une structure sociale à l'échelle du nexus. Pourquoi les bovins ? Car beaucoup de prédateurs en Afrique et sont donc plus facile à garder que moutons et chèvres : ADAPTATION.

c) le rapport spatialisé à la nature joue sur la structure mais aussi sur le système

 

Les femmes : 2400 km/an pour cueillir l'alimentation avec des charges lourdes sur le dos + fonction de reproduction et élève l'enfant pendant 4 ans (elle le transporte) donc pas d'enfants avant que le premier n'est 4 ans ! Elle est sinon considérée comme un animal. Si des jumeaux, un est tué. S'il est déficient, infanticide. Abstinence totale pendant 12 mois après la naissance. Allaitement jusqu'à 3 ans et demi.

Quand une sédentarisation arrive, la quantité de travail augmente mais est localisée. La fréquence des naissances augmentent et donc la densité aussi. Cela commence surtout sur les littoraux où la nourriture abonde avec des différenciations sociales qui apparaissent. La densité est ici première, entraînant l'agriculture.

Il fait toujours partie de l'écosystème. Son inconvénient, c'est la lenteur de sa formation (14-15 ans). Du coup, capacité naturelle à s'organiser (culturel).

 

d) le poids de la monétarisation sur le rapport au milieu : l'exemple des trappeurs du Labrador (E.Leacock).

 

Les trappeurs amérindiens et européens ne travaillent pas pareil. C'est une chasse pour un marché (fourrure...). Même milieu, même technique mais organisation dans l'espace et le lieu.

Les amérindiens vivent en famille. Au début, l'hiver donc nombreux transferts. Il fut de plus nourrir la famille donc chasse autour de la cabane. C'est autant de temps perdu pour la trappe. Du coup, revenu modeste.

Les blancs laissent leur famille au poste, étant seul, beaucoup de temps consacré à la trappe donc plus de revenus pour payer école et nourriture pour la famille au poste.

BILAN : prélèvements différents dans la nature.

 

Ayant accumulé de l'argent, pas besoin de solidarité importante, libre de toute entrave sociale. L'indien est dans une économie de risque donc a besoin de son clan, famille. Notion de solidarité, de territorialité.

Dans le rapport avec l'environnement, le blanc pose des lignes de pièges très long. Du coup, les animaux piégés sont mangés par d'autres animaux. Du coup, il piège aussi ces animaux. Déséquilibre de la pyramide trophique avec prolifération des herbivores qui n'ont plus de prédateurs.

Qu'est ce qui distingue le blanc de l'amérindien ?

      • la spécialisation dans la trappe

      • le stockage de la nourriture par la vente

 

II – L'espace organisé des sociétés agro-pastorales « durable »

 

Ces sociétés perdurent toujours mais les pollutions et autres font douter du durable mais pourtant elles sont toujours là.


1° le bouleversement organisationnel lié au phénomène de stockage

 

Le passage du cueilleur - agriculteur / chasseur – éléveur est très progressif. Au début, 1ère clôture en gardant le côté sauvage. C’est du travail donc il faut aussi enlever les mauvaises herbes. Puis découverte de l'animal familier domestication du bétail.

Dans la culture, apparaissent 2 données majeures : travail, temps, énergie, pour modifier le milieu. Du coup, attente d'une meilleur récolte chaque année attachement au lieu et au milieu.

Stock : le rapport avec milieu change quand les céréales se conservent longtemps. Propriété et protection de son travail d’autres homme et prédateur = mettre des clôtures.

Le phénomène de se fixer plus longtemps dans un lieu est que cela fait changer l’écosystème du lieu. Apparaissent alors toute une série de problèmes organisationnels :

  • A qui appartient le stock?

  • Qui est le chef de la défense? Hiérarchie.

  • Les aléas : le climat d’où divinisation de la nature avec apparition du chamane.

  • Droit de propriété sur la terre conflit avec notion de patrimoine transmis de génération.

  • Notion de travail et désir de faire faire le boulot à d’autre l’esclavage.

 

Des échanges de stock pour les ressources manquantes avec les premiers marchés, premières villes spécialisation de production.

  • Nombre de surface pour la culture d’un famille: 2ha/ famille ; le nombre de famille augmentent la taille de la parcelle augmente, les parcelles s’éloignent problème de mobilité.

  • Avoir un village de 1000 personnes n’est pas possible a cause de la distance de la résidence aux champs. multiplier le nombre des villages.

  • Pareil pour le fumier qui est utilisé près du village.

  • L’élevage se situe au-delà des zones cultivées. La nuit, au village pour éviter les prédateurs. Puis les périodes de vaine-pâture où le bétail peut rester des zones cultivées sans culture.

 

Le rapport distance / transport pour le champ influence sur les variétés des plans (ce qui a besoin de plus de travail, ils les plantent près de la résidence et inversement).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saltus pour les bétails

Village au milieu

Les champs (AGER)

Le chemin protégé.

 

  • Restauration de la fertilité après la récolte.

  • Transfert de la fertilité.

  • Déplacement de leur culture a cause de la baisse du fertilité.

Comme ça, l’espace est organisé.

 

Fonction du bétail :

  • Source motrice

  • Source de fumier « machine à fumier »

  • Capital sur pattes qui se constitue

  • Fabrique à lait et à fromages

  • Fabrique à textile

  • Pour finir = viande pour les cérémonies (par ex)

  • Les caractères de sélection est donc important selon les fonctions demandées. Elles doivent être plurifonctionnelle (actuel monofonctionnel).

        2° Un système commandé par l’aversion au risque

Pourquoi ces sociétés sont-elles méfiantes face à ces risques ? Car leur maîtrise de la nature n’est que partielle. Le stockage permet de se libérer de quelque chose (aléas) donc la population augmente. Mais la productivité est réduite! Problème : le potentiel productif biologique est soumis aux aléas climatiques, aux parasites (insectes, champignons, mauvaises herbes, mulot …).

Adoption d’une série de stratégies pour étaler le temps de travail mais aussi le temps de récolte ainsi que de la diversification des cultures semées.

 

Ex : La grêle : Pour ne pas perdre toute sa récolte, on a des parcelles espacés ou alors on cultive des tubercules

Ex2 : maïs – haricot : les haricots donnent 1 partie de l'azote dont le maïs a besoin.

 

La notion de rendement et de la productivité est sujet à polémique. Notion de fertilité du sol. Beaucoup de pièges pour ceux qu'on veut manger et aussi pour ceux qui mangent les animaux (renards, fouines, grands prédateurs...). De plus, il cultive des éléments qui résistent mieux aux calamités comme l’éleusine en Afrique (grain très dur) malgré qu’on ne l’aime pas trop.


3° Des rapports sociaux subis et non choisis : impossible anonymat

  1. le poids du groupe :

La vie de groupe est indispensable. La stabilité du groupe est surtout le village qui permet d’être aider si il y a des problèmes. La réciprocité est obligatoire qui va au-delà de simples rapports de sympathie. Les relations sont choisis dans un espace restreint.

 

  1. l'individu a moins d'existence que la « maison »

On ne dit pas je mais on dit « nous ». Il y a des règles collectives. L'individu a moins d’existence que la « maison » (ex : Pays Basque ; Landes)

 

  1. une communauté de propriétaires fonciers

Peu de différences sociales. Sur quoi repose le système, c’est sur la propriété foncière (en superficie). En France, importance du cadastre (avant le terrier …). Le support terrestre est le moteur alimentaire de l'individu (entre 5000 – 10000 m2). De plus, il y a un clivage sexuel dans le rapport du travail mais aussi un clivage entre propriétaire et locataire de la terre (considéré comme un sous homme).

L'ensemble des relations sociales a une réalité foncière, la terre témoigne des droits d'existence. Au delà du village, relations avec les villages voisins selon les liens de sang ou de mariage. Les relations sociales se superposent sur celles spatiale. Il y a aussi sexualisation du territoire.

Les rapports de domination se lisent dans le statut (assise foncière). La base du droit, c'est le cadastre (censiers, terriers..). Le poids de la famille est donc très important.

 

d. le rapport à la nature

 

Question de la modernisation et de la mécanisation. Le fait d'avoir de la terre, que cela soit individuel ou collectif, pourquoi est-ce si important ? On sait qu'elle va produire, donc on peut se nourrir via la terre. C'est un processus fondé sur la photosynthèse et en un lieu, produit quelque chose. On devient collaborateur de la nature. (cf BERQUE)

Déjà, la nature décide selon les lieux et le temps de la qualité des récoltes.

Cf F.NICOLINO : « la faim, la bagnole, le blé et nous »

 

Un bon agriculteur, c'est quelqu'un qui a de l'expérience, qui a observé les rythmes. Donc connaissance du calendrier via le passé et les anciens. On est dans la non-planification et le non-modernisation. On refuse la nouveauté.

Notion de durabilité : la nature dont on vit, faut qu'elle dure dans le temps donc de ne pas mettre en péril le processus végétal (ex : semence à conserver).

 

e. un rapport particulier à la machine et au progrès

 

La durée d'un labour avec un animal est limité (riz : 1 hect1/2) mais augmente avec les machines (blé : 50 hects). Le moteur à explosion change tout, le rapport avec le temps change. Cette mécanisation de l'agriculture va se diffuser lentement. Pourquoi ? Car l'investissement doit se payer sous forme d'emprunts sans être sûr que la production supplémentaire va permettre de rembourser cet emprunt.

Il faut donc un stock suffisant pour palier les années mauvaises. Donc si trop pauvre pour avoir ce stock, on ne prend pas le risque. Il y a la peur importante de l'endettement qui est contraire à la pensée de l'agriculteur, car le remboursement est constant sur des revenus inconstants.

 

f. soumission au temps de la nature, confiance dans le travail de l'homme

 

 

Attentisme : gros tentent : si réussite, adoption par les moyens ; si réussite, adoption par les petits.... Si échec : refus !

C'est une réflexion sur la relation homme/nature. La nature fait son travail avec ses aléas qui m'échappent et je la travaille donc sans aléas (maîtrise).

 

Voyage ? Mariage ? Construction ou réparation ?

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Traite Foins Regain Fougère Tondre Traite BETAIL

« accident minime » « accident dramatique »

Hersage/Semis Moisson Fumure/Labour CEREALES

 

 

J-------F-------M-------A-------M--------J-------J--------A--------S--------O-------N-------D

 

Temps vécu et temps perçu d'un agriculteur d'hier

Le regard fixé sur les temps « clefs »

 

Le rapport au travail est désormais opposé à celui des chasseurs-cueilleurs. Les moments réservés à la lecture (éducation) est mal perçu (considéré comme de la paresse).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

III – Quelle place pour la nature dans l'espace socialisé ?

 

La nature dans l'histoire, dans l'espace, doit tenir compte de la densité. C'est un phénomène majeur.

 

A – Un écosystème transformé par les prélèvements : l'agrosystème.

 

C'est un système dans lequel l'individu le transforme progressivement, le stade ultime étant l'agrosystème. Comment passe t-on de l'un à l'autre et quels en sont les enjeux ?

 

Un écosystème :

 

- c'est un système complet dans sa structure floristique, faunistique, existe une diversité d'êtres vivants que l'on peut différencier par leurs tailles (visible et non visible). On se focalise sur le visible alors que ce n'est qu'une infime partie de l'écosystème (ne pas oublier le sol, les décomposeurs ...). Quand on parle de préservation, c'est surtout ceux qui est caché qui est important. - - ensuite, il y a ceux qu'on arrête et que l'on n'arrête pas (délimitation du territoire de l'espèce), faut faire attention aux espèces invasives.

- il y a celle que l'on mange (utilité sociale) et que l'on ne mange pas (variable selon les lieux et le moment).

 

En quoi consiste la transformation de l'écosystème ?

- dans son fonctionnement en éliminant le couvert végétal pluri-spécifique en un couvert végétal mono-spécifique. Problèmes différenciés selon les territoires.

- dans un but. Problème centre-périphérie. Dimension des pratiques spatiales

- dans les prélèvements : fréquence ? Intensité ? Quelles espèces ? Cela va déterminer la capacité de l'écosystème de se débrouiller seul ou non ! Question de la durabilité. Pour que le potentiel de l'écosystème soit préservé, il faut que le sol ait son potentiel de régénération.

 

L'agrosystème : cela peut être un champ ou un près (le troupeau se déplace seul et restitue par ces déjections de la matière organique).

 

B – Les prélèvements sans restitution : mobilité obligatoire

 

A partir d'une certaine densité, l'agriculture devient impérieuse et est plus creuvante que la cueillette. Confronté à la fatigue, comment faire pour transformer le milieu sans se fatiguer ? Par le feu (le brûlis) : peu de travail, crée de la cendre (engrais) mais au bout de quelques années, le sol commence à fatiguer. Du coup, il faut faire de la jachère durant de nombreuses années.... mais il faut se déplacer ! Donc problème de la mobilité !

Il faut donc un couvert végétal sec pour que cela brûle et aussi si la densité de la population augmente, ce système est de moins en moins viable car il prend beaucoup de place. Donc, ce système ne fonctionne pas partout.

Système de l'engrais vert, dès que la matière végétale fait quelques centimètres, on laboure et la matière végétale se retrouve via retournement dans le sol et libère l'azote nécessaire à la culture.

C'est donc un concept ! C'est toujours des prélèvements variées sous des formes variées avec des restitutions plus ou moins important.

Agriculture par brûlis : 10 hab /km² car le gaspillage limite le rendement par hectare

Via engrais vert : 40 à 50 hab / km²

 

 

 

C – Les transferts de fertilité : la nature tenu à distance... ou incorporée

 

L'inconvénient, c'est la surface et le travail à fournir. Quand l'habitat ne bouge pas, les surfaces productives sont réduites et il faut donc augmenter le rendement via des transferts de fertilité grâce au bétail notamment. Deux problèmes :

    • il faut clôturer

Il y a des parasites (vers, champignons, insectes...) qui prolifèrent en l'absence de pesticides. Comment faire ? Il faut multiplier les espèces plantées (association) ou alors par une rotation des plantes annuelles.

 

 

 






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