Géo-histoire et autres éléments...
  Interfaces et interférences
 

Interfaces et interférences

en géographie de l'environnement

 

Introduction :

 

Du local au mondial : plusieurs thématiques. Problèmes de Nature, du milieu naturel, d'un écosystème :

    • protection contre les risques naturels

    • protection des milieux contre l'action des sociétés

    • patrimoine à protéger

 

3 formes de rapports entre la société et la nature - science de l'environnement amenée avec la révolution des transports (30 ans) - :

- bouleversement des représentations : avant l'avènement des transports, on habitait à proximité de son lieu de travail. Avec la voiture, on peut s'en éloigner. On accepte de moins en moins la proximité. La mobilité à changé notre façon de voir la nuisance et la télé a aussi changé cette représentation.

- modification des milieux naturels : les polluants ont une influence plus vaste. Nos comportements sont à l'inverse de ce qu'il faudrait faire (ex : aller à la plage l'été). Trop de monde sur un espace restreint.

On multiplie les études d'impacts, les zonages, les normes environnementales spatialisées (ex : périmètres...)

- transition environnementale : la société va devoir intégrer la question environnementale par des études d'impact, des zonages et des Normes Environnementales Spécialisées. Ces NES ont des répercussions positives ou négatives. Il y a des côtés positifs mais contestables. Des fois, la norme a des côtés contre-productifs.

Il y a une différenciation spatiale de l'efficience des mesures. Des endroits où cela fonctionne et d'autres non. Il va falloir spatialiser et naturaliser l'aménagement.

 

Formes, topographie, parcelles processus agricole

 

Quelles formes faut-il prendre en compte ? Quels processus ?

 

Comment, en agissant sur les formes, on peut changer le processus ? Et inversement, comment, en agissant sur le processus, on peut changer les formes ? (formes = structures / processus = relations)

cf La face de la Terre « es systèmes spatiaux » de PINCHEMEL

 

I – L'interface Nature / Société sous le prisme « processus / formes »

 

A – La maîtrise de l'enfrichement dans le piémont pyrénéen audois

 

C'était dans le cadre des premières mesures agro-environnementale : lutte contre l'enfrichement (1987). La friche gagnait du terrain. Le créneau était le tourisme vert donc si c'est enfriché, c'est répulsif. La paysage doit être entretenu.

PAC (1985) : art 19 : subvention par des contrats d'entretiens des parcelles. Pour faire l'état des lieux, on consulte les RGA (Recensements Généraux Agricoles).

Le nombre d'exploitants diminuent mais la SAU augmente (contradiction)

 

Donc, elle compare et cartographie deux communes (1955-1989) : les parcelles mais cela n'a pas donné grand chose. Donc elle fait l'historique de toutes les parcelles.

- 1950 : polyculture : volaille, porcs, vaches, brebis, chevaux de traits. On vend des céréales. Vigne pour la consommation. L'habitat est dispersé.

- 1970 : apparition de la PAC et ouverture des marchés : spécialisation agricole qui fait baisser les prix. Mais les régions non spécialisées en font les frais. Donc, dans le Razès, il faut se spécialiser : le choix est l'élevage ovin viande. C'est dur à mécaniser et cela ne paye pas beaucoup, les jeunes ne veulent pas reprendre : déprise agricole.

- 1980 : néo-ruraux (hippies arrivent), ils font des formations agricoles pour que cela fonctionne économiquement (200-300 bêtes sur 30 à 50ha). Ils n'ont pas les moyens donc ils achètent un peu et louent le reste : tout d'un seul tenant.

A côté des néo-ruraux subsistent des agriculteurs traditionnels sur de petites surfaces, il garde des céréales pour nourrir le bétail. Ils ont monté une AOC “Blanquette de Limoux” et développé la vigne.

- 1955-1988 : -65% de surface céréalière / -43% fourragère mais +439% pour les surfaces pacagères. Terres labourables : -739 ha. Surface toujours en herbe STH : +1305 ha. SAU : +500ha.

Qu'est ce qui a changé ? Pourquoi cela a changé ? La pente est généralement un facteur d'abandon. Sur 25 parcelles qui ont changé :

MOTIFS : 3 gênantes, 4 la pente, 2 pour l'accès difficile, 5 pour le voisinage (forêt), 1 pour parcelle petite, 1 pas de clôture. Les motifs ne changent pas d'une commune à l'autre :

    • accès : on y va de plus en plus souvent donc fréquence

    • clôture : pas de clôture car bail oral donc on veut pas payer une clôture si on bouge. La clôture pour la brebis est plus complexe et onéreuse. Quand la parcelle est louée on ne veut pas investir.

    • Voisinage : quand on laboure, on laisse la parcelle ouverte à côté de la forêt. Quand on laboure plus, quand on met en pâturage, la proximité de la forêt fait naître une lande

    • pente : mécanisation empêché, trop risqué

    • trop petit : pour manoeuvrer un tracteur

    • volonté : âge, famille

 

L'abandon vient du processus : avant, on cultive + animal, maintenant : herbe (viande)+ tracteur. La fréquence est plus élevée pour l'élevage que pour la culture. L'eau est aussi un problème.

 

Qui possède ? Agriculteur traditionnel : parcelles dispersées : on ajuste les production au milieu. Agriculture néo-rural : parcelles groupées pour l'élevage. Quand le parcellaire est groupé, les contraintes tombent. C'est plus facile à gérer. La friche dépend du parcellaire utilisé.

 

Objectifs : redistribuer les parcelles et ce n'est pas la peine de financer le défrichement.

 

B – Gestion sociale de la faune sauvage : ENP et organisation cynégétique

 

Dégât du gibier. Notre société se passionne de la faune sauvage : conflits sur la valeur symbolique. Ex : ours. Symbole fort du caractère patrimonial. Rare : enjeu de naturalité : la France sait protéger la Nature. Affectif envers l'ours. Des ENP pour le protéger. Menacé par chasseurs/éleveurs : Pro chasse / anti-chasse.

Notre société veut protéger car on veut vivre dans un pays à la nature préservée. Chasseurs = il faut chasser pour éviter des dégâts sur des cultures (régulation). Où ? Quoi ? Comment ?

Revue de l'ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage).

 

Espèce à chasser et à ne pas chasser (garde chasse). Ils ont le rôle d'écolos institutionnels (ONCFS) :

    • 1985-2000 : cerf augmentent en population

    • 1970-1997 : les dégâts augmentent et les dossiers d'indemnisation augmentent. Les grands ongulés augmentent voir prolifèrent. Le loup avance en France car il a de quoi manger.

Problèmes :

- espèces emblématiques (ours, loups) : ours - / loup +. Où la progression du loup va faire problème? Où elle se dirige ?

- dégâts : qui paye ? (fédérations de chasseurs) 1964 : loi Verdeil. Agricole oui mais les dégâts forestiers non. Il y a de moins en moins de chasseurs : fédération ont moins d'argent et de plus en plus de dégâts.

- réserves : Parc National : certains la chasse est autorisée, d'autres non. NATURA 2000 : chasse réglementée : effectifs augmentent. Zones non chassables = 150m autour d'une habitation. Ces zones se multiplient. Réserves de faits : prolifération de chevreuils mais ils mangent la vigne jeune. C'est le mitage des zones qui pose problème.

 

II – L'individu “résidant” dans ses contradictions : interface idéel / matériel en géographie de l'environnement.

 

1964 : laisser 10% de l'espace où chasse interdite

1975 (plan de chasse) : en fonction du nombre d'individus on fixe des quotas. Le système de bracelets permet les comptes : 1 animal abattu = 1 bracelet. On délivre le nombre de bracelets selon les quotas : on chasse moins.

Faune (Pyrénées) en voie de régression : ours, isard, grands tétras, desman, gypaète.

1960' : création de parcs nationaux sur le modèle de Yellowstone. Avec zonage et réglementation (sanctuarisation) pour protéger la faune. Certains de ces animaux (desman, grand tétras) ont la place d'y vivre mais d'autres (ours...) ont un territoire qui dépasse les limites du zonage. Mais d'autres espèces (sangliers) profitent de ce sanctuaire et prolifèrent. Donc on chasse abondamment le sanglier aux abords du parc. Ce qui a pour effet de déranger l'ours. Le zonage est fixé mais n'intègre pas la totalité de certains territoires faunistiques.

Il y a 3-4 ans, les gardes chasses ont discrètement éliminé 99 sangliers.

 

On ne peut pas transposer des modèles provenant de pays aux caractéristiques différentes comme aux Asturies (Monts Cantabriques) : Parc Naturel de Somieto. Ce parc gère des loups et des ours avec l'élevage. Les effectifs se stabilisent. Comment font-ils ? Ils élèvent surtout des vaches donc l'élevage n'est pas trop touché (un peu les loups). Mais les ruchers sont touchés par l'ours. Somiedo fait 20km de large. Ils n'ont pas de sanctuaire mais un zonage avec 5 niveaux de réglementations d'accès :

    • villages

    • usage agricole mais les routes ne sont pas accessibles aux touristes (+ chasse)

    • zone de haute montagne (+chasse)

    • zone d'usage restreint : interdit d'accès sauf pour éleveurs mais pas de routes

    • réserve toute petite

 

On peut chasser sur une grande partie du territoire : pour la régulation, pas pour le plaisir. Un chasseur selon un calendrier est accompagné par une garde chasse (selon âge, sexe, lieu): connaissance très forte des habitats et des populations. Les chasseurs de l'extérieur payent pour tuer.

Mais dans le Léon, le loup est chassable (3000 euros), ce qui permet de financer les indemnisations et la politique de protection.

 

 

 

 

A- La gestion des eaux usées dans l'agglomération parisienne : le visible et le caché

1) historique

 

L'environnement est historique (structures héritées) : les égouts datent de Hausseman, plus d'un siècle. Problème de mélange : eaux de tout à l'égout et eaux pluviales. Où vont les eaux usées ?

a) organisation des eaux usées

 

Syndicat Interdépartemental pour l'Assainissement des eaux de l'Agglomération Parisienne (SIAAP). Station d'Archères en aval de la Seine est une usine d'épuration très vaste. Il y en a d'autres plus petites.

Loi 1992 : les communs doivent s'occuper des eaux usées. Les communes délèguent à la communauté de communes cette action. Mais dans l'agglomération parisienne, les communes rejettent les eaux dans un système départemental puis c'est géré par le SIAAP. Les bassins de stockage étant insuffisants, ce sont les communes qui construisent d'autres bassins. Mais, d'une manière générale, les communes payent le SIAAP.

 

Depuis 40 ans, on a deux réseaux : eaux usées et eaux pluviales. Avant, il n'y avait qu'un seul réseau mais dans le centre ancien, le réseau est toujours unitaire. Dans le système séparatif, il y a avec ou sans stockage, surtout dans les zones urbanisées vers 1990.

les tensions viennent de amont/aval car ceux de l'aval prennent les eaux de l'amont et sont inondés. Mais en aval, c'est densémment peuplé donc on ne peut pas stocker : le SIAPP a imposé aux communes de l'amont de créer des bassins de stockage.

Faut-il prendre les limites sociales (communes, départements) ou les limites naturelles (bassin versant) ? Une commune peut se trouver sur 2 bassins versants. Des départements aussi se trouvent à cheval sur deux bassins versants.

Organisation de réseaux qui obéissent à la géographie du bâti (producteurs d'eaux usées). Il existe trois spatialités aux logique différentes. Il y a des drains de réseaux et des centres de stockage.

 

Dans ce canevas spatial se combine une temporalité complexe. L'augmentation du volume des eaux pluviales à évacuer est très importante. Ces eaux pluviales été considérée comme propre mais rejets de poussières variées pollue l'eau pluviale. Donc, il faut cesser de les rejeter dans les drains naturels donc faut les recycler.

Mais si les eaux usées sont constants, le volume des eaux pluviales,lui, est inconstant. Que faire pour les stations d'épurations ? (fluctuation débit à épurer).

Solution : on augmente un peu la taille des stations d'épuration et le surplus est stocké puis épuré progressivement lors des journées à faible flux.

Où et comment stocker ces volumes d'eaux pluviales ? Il faut transformer en phénomène continu un phénomène discontinu.

 

b) la gestion des stocks pluviaux : problèmes et enjeux

 

Loi sur l'eau de 1992 qui oblige les communes à limiter les ruissellements. Cela impose le stockage mais pas le traitement.

 

Quelles solutions ? Ex : Montreuil les Bois (Seine St Denis) 250 lots sur 38ha avec chaussée réservoir, toits réservoirs, usage de matériaux poreux (aire de jeu, trottoir...). Internalisation du problème au lieu.

Que faire ? - réservoir enterré mais coûts importants

- bassin sec ou zone inondable

2) Derrière les coûts et la localisation : des enjeux politiques majeurs

 

    • la durée d'amortissement des investissement est supérieur aux investissement des services publics (long et coûteux à amortir)

    • l'invisibilité des résultats qui n'est pas acceptable politiquement

 

a) Quelle gestion des coûts de l'infrastructure lourde ?

 

- infrastructure à temporalité forestière 'ne voit pas le retour sur investissement) donc durabilité inter-générationelle. On pénètre donc dans cette logique !

- services publics : 60-70 ans d'amortissement

- hausse des taxes importantes et durable ! Mais qui paye ? Ceux d'avant ou ceux d'après la survenue du problème ? Mais c'est à l'ensemble des résidents ! Les anciens s'y opposant souvent, du coup, on joue sur le temps ou sur d'autres échelles (commune, département, région, État, Europe).

- logique d'inertie démocratique et structurelle (matériel) qui fonctionne mieux car solution multiscalaire. C'est soit celles de l'amont, soit celles de l'aval. Souvent aussi à ceux d'en haut.

- externalité négative : refus de voir car le processus lui même n'est pas visible RENDRE VISIBLE L'INVISIBLE !

 

b) la question de la représentation de l'invisible

Quelle échelle ?

Pourquoi l'eau est-elle différentes ? Car c'est une matière, si elle entre, il faut quelle sorte. De plus, question du tri sélectif des déchets est là par contre, bien vu car visible. Le recyclage de l'eau au contraire, ne se voit pas. Méconnaissance complète des mécanismes de gestion de l'eau. C'est le principe du tout à l'égout qui enterre le problème.

 

c) quelles politiques environnementales pour ces objets invisibles ?

- on fait prendre en charge ces problèmes à la collectivité avec impôt lourd mais déresponsabilisation complète du citoyen.

- voie libérale : limiter impôt et prélèvements obligatoires donc on fait peser les contraintes sur le citoyen donc le rendre responsable. On lui impose des servitudes (collective ou individuelle)

- celle individuelle a deux manières différentes :

      • empiètement sur propriété privé (cuve par ex)

      • usage : tri sélectif, contrôle des rejets

- où stocker les eaux pluviales ? Où mettre le bassin de rétention d'eau pluviale de la commune ? Oui mais le plus loin de chez soi.

- mais il faut des contraintes réglementaires pour maison, terrain, voirie + policière donc responsabiliser. Faut éduquer.

 

B – Le recyclages des boues STEP (Station d'épuration) dans les filières agricoles : les normes face à la traçabilité et au mélange.

 

A) les normes

 

Les eaux potables en France : approvisionnement et pollution. Cette notion émerge avec la Révolution industrielle car quantités augmentent tout comme les pollutions sont à Paris où la recherche d'eau potable est un problème ! Chercher où ? Vers l'amont ou en profondeur.

1964 : loi sur l'eau. Obligation de traiter eaux usés. Pourquoi ? C'est que la campagne a beaucoup changé : engrais chimique généralisé.

1ére étape : épurer l'eau ville

2nde étape : protection des périmètres de captage avec interdiction de toutes les activités agricoles ou polluantes.

Solution :

- passation de contrat avec agriculteur, périmètre en échange d'une compensation financière. - acheter des terrains comme à Vittel ou Evian. Stratégie de concentration des captages pour baisser les coûts (ex : vallée de la VANNE pour PARIS).

 

La question des normes est centrale. Interdit à plus de 50mg/l. Ce phénomène de couplage des eaux polluées + eau propre pour atteindre le bon niveau de pollution : problème !

Solution molle : à moindre coût et cela satisfait les normes

Solution dure : tout recycler, mais est-ce durable ?

 

Quelle territoire il faut à la ville pour avoir des normes de sécurité ?

 

B) Que faire des boues d'épuration ?

 

Dans les stations d'épuration, faire des engrais mais agriculteur non intéressé donc on les assèche et on les assèche et on l'incinère. Mais cela pollue l'atmosphère ! Aujourd'hui, on les utilise dans l'agriculture comme le fumier. Problème de qualité ! Donc il faut une norme de qualité des boues pour qu'elles ne dépassent pas un certain seuil de tel ou tel produit. Parfois, accord entre entreprise privé (Bonduelle) et public (syndicat) encore plus restrictif.

 

Comment remonter à la source quand les normes sont trop élevés ? Comment modifier les pratiques pour que les gens ne rejettent n'importe quoi ? Donc éducation à l'environnement, les représentations. Modalités différentes selon les polluants et le nombre de sources. Politique d'amélioration de la qualité des eaux : deux grandes familles d'actions :

    • curative : remonter source du mal

    • préventive : avant

 

III – Action publique par les NES et perturbations fonctionnelles : les interférences global / local en géographie de l'environnement.

 

Les décisions enclenchent des implications, des phénomènes apparaissent : problèmes environnementaux. Politique conçue d'un niveau global à un terrain local (différent niveau scalaire). Induction d'effet imprévu. Comment le local et le global interfère ? Tout est dans tout !

 

A- Gestion du risque industriel et stratégies d'acteurs (entreprises et élus) dans le bassin de Lacq.

 

Lacq : région industrielle qui pollue. C'est le moteur de 'activité économique d'un pays. Hors, cet industrie traite des matériaux issus de la nature, les transforme, les dénature et entraîne beaucoup de pollutions. La population n'aime pas trop l'industrie.

Bassin industriel, lieu privilégié d'applications des normes. Les politiques publiques s'y intéressent beaucoup ! Qu'elles soient européennes ou françaises, il y a une réglementation à caractère universel mais qui s'applique en un lieu précis. Comment une réglementation pour la totalité des cas qui fait qu'on la met en oeuvre dans un endroit précis.

 

En quoi le regard géographique peut-il améliorer cela ?

 

Regarder dans manuels de géographie industriel. L'industrie se localise soit dans des gisements, ressources et matières premières et sources d'énergies soit pour la main d'oeuvre. Dans les années 60-70 : industrie + spécialisée. De nouveaux déterminants de localisation :

    • technopole : matière grise privé ou public

    • segmentation du processus industriel: main d'oeuvre - chère d'où les délocalisations

    • réseaux de communication (noeuds). Conception de métropole.

 

LACQ : 50-60' : sur un gisement gazier puis 60-90, cela fonctionne puis déclin en 1992 avec la fermeture de Péchiney ? Car baisse des gisements. Pourtant, de nombreuses entreprises se crée avec des créations d'emplois ! C'est quoi qui joue ? Les réglementations environnementales font problèmes partout et ici moins ! Pourquoi ?

 

1) les conditions de naissance du bassin

 

1951 : découverte du gisement de gaz (besoin d'indépendance énergétique, c'est vital en pleine guerre froide). Création de la SNPA (société nationale du pétrole aquitain) : trouvé du gaz à Parentis puis à Lacq à 700-800m mais c'était insuffisant. Puis 3km mais toujours rien et à 3450m, on décide de stopper le forage mais l'ingénieur continue et tombe sur une pression de 600 bars à 3500m. Mais il est très corrosif et il faudra 1957 pour l'exploiter. Il fait 7km de long sur 12km de large.

Les aménagements prennent 20% des 5000ha du bassin de Lacq : 550ha pour l'industrie et 550ha pour les infrastructures (routes, gares et voies ferrés) + site Artix (centrale thermique avec création d'un lac artificiel pour une usine d'aluminium à l'époque la plus grande d'Europe).

Besoin de main d'oeuvre dont la majorité viennent de l'extérieur notamment dans la région lyonnaise. D'abord logé dans des lotissements dans les chefs lieux de canton. Puis création de la ville de Mourenx. L'Etat est partout et tout est décidé de Paris (sauf Pechiney).

 

2) évolution depuis dans les 70'

 

- apparition de nouveaux établissements industriels surtout à Mourenx (Seb, textile...)

- puis la SOBEGI (Société Béarnaise de Gestion Industrielle) en 1975. Séries d'intrants comme l'eau, la vapeur, les stations d'évacuation des déchets, gestion de l'administration comptable des activités qui se déroule.

Mais avec le choc pétrolier de 73, on s'est demandé si on s'est demandé si on ne pouvait pas valoriser les composés secondaires pour les utiliser dans chimie finie. Dans des unités de 15-20 ans salariés qui utilise en commun ce que propose la SOBEGI.

1980 : premières fermetures avec centrale d'Artix en 1985 puis en 1991 de Péchiney mais l'entreprise s'engage à redonner aux 600 salariés un emploi. Le patron, Jean Gandois laisse à la responsable des ressources humaines Martine Aubry. 600 emplois sont crée via 4 entreprises qui s'installe pour 3 d'entre elles sur les terrains de Péchiney.

    • Carreaux d'Aquitaine (ne durera pas)

    • Rehnalu pour le recyclage de l'aluminium usagé

    • Calliope pour produits phyto-sanitaires

    • Nacanco pour canettes en aluminium (couvercle) vers Mont en pleine campagne

 

De plus, évolution : disjonction fonctionnelle entre la fonction productives (Lacq) et la fonction conception (Pau). Du coup, les cadres vont s'installer à Pau et y vivent. De plus, à Artix se développe l'échangeur autoroute (usine de bétons armés + chaudronneries) vers Abos + Soficar (fibre de carbone).

Périmètres de sécurité, c'est évident, d'autres moins. Les périmètres SEVESO, directive européenne qui s'applique à partir de 1985 qui interdit toutes les activités dans un certains périmètres autour d'une usine chimique dite SEVESO.

En plus, il y a un périmètre autour de chaque puit de gaz d'un rayon de 600m.

7000 ha gelé : paralysie du développement urbain.

 

Pourquoi les industries et les individus viennent dans cet espace ?

 

- on a une population peu réactive face à la pollution et au risque. Tout le monde vit du complexe - les entreprises laissent des impôts (taxe pro) très importants pour les communes, d'où des taxes d'habitations très faibles

- agriculteurs ont été exproprié et on été indemnisé fortement et embauché

- principe du pollueur-payeur

 

Parapluie SEVESO

 

Pour installer un Leclerc, le maire de Mourenx demande le déplacement de la cuve mais c'est impossible car de plus petites cuves existent dans le périmètre, ce qui engendrent d'autres périmètres SEVESO plus petit. C'est un des motifs d'arrivées des entreprises à LACQ.

 

Réglementation sur les déchets chimiques

 

Une des grandes solutions, c'est la torche à plasma (4000°) mais c'est cher. A Lacq, Elf a réinjecté ses déchets dans le gisement de Lacq et cela a été officialisé par D.Voynet.

 

Eau

 

Besoin d'eau + rejet d'eau polluée. Le cours d'eau pyrénéen du gave de Pau a un bon débit l'été. Pour les eaux usées, Elf a fait a une grande station d'épuration. Effet de synergie. Idem pour nettoyage camions-citerne : Entreprise Clean Mourenx.

Effets structurels, conjoncturels et culturels.

 

SIL : Système Industrie Locale : les entreprises font synergie entre elles (District marshalien am.)

Mais ici, c'est des synergies environnementales. C'est donc un nouveau type !

 

B – Les effets contre-productifs des interférences de NES (Normes Environnementales Spécialisées) dans l'agriculture vosgienne.

 

1) les transformations des campagnes vosgiennes au XX°s

 

Énergie, moulin, eau cristalline, processus chimique des fibres textiles (eau non calcaire recherché) donc attractif pour ces industries mi XIX°s. Embauche sur place. Du coup, entre les deux guerres : 200 hab/km², originalité !

 

La thèse démarre en 1950 avec le 1er RGA (Recensement Général Agricole). En 1955, 90% des exploitations ont des cheptels < à 5-6 UGB. Ces exploitations vivent de l'élevage laitier, fromage (MUNSTER). Soit il est transformé dans l'exploitation, soit dans des fromageries.

3,5 hect/ vache laitière + génisse de renouvellement dans les estives. Problème de spatialité du troupeau.

 

50-55 : arrivée du tracteur donc la pente devient peu attractif. Rupture dans la manière d'apprécier ce milieu. De plus, replis des activités industrielles de fin de vallée et à leur regroupement en aval. Le statut d'ouvrier-paysan baisse fortement.

Dans l'espace, comment cela se passe ?

 

 

 

Typologie de projet-situation :

    • type I : agriculteur installés qui peuvent se développer

    • type II : agriculteur enraciné

    • type III : agriculteur dont l'avenir est improbable

 

Type III, 70%, 1980, 8 UGB :

Élément de structure. Les étables et le fenil ne peuvent accueillir plus de 8 vaches. De plus, contrainte fonctionnelle fondée sur une auto faucheuse et le retournement du foin se fait à la main tout comme le ramassage et l'entassement dans la grange.

1 hectare de foin = 25h. Hors, le mari est double actif, il faut 3 hectares ! Pourquoi ? Car c'est un climat continental donc aléa climatique. Mais le foin n'est récoltable qu'un mois et demi. Donc on récolte pas plus que 3 hectares donc pour 8 vaches ! Il faut donc mécaniser et investir en bâtiment, matériel et terrain. Mais quelle terre ?

 

Type II, 20%, 25 UGB :

Naissent dans 55-65 quand des jeunes (20-30 ans) ont pris la succession des parents, rachètent la propriété voisine, construise un hangar et achète du matériel pour mécaniser la récolte : MODERNISATION. De plus, l'homme s'installe à temps plein et c'est la femme qui travaille à l'extérieur. Soit 13-14 vaches + génisses. Les revenus sont de 40000F/an. Assez pour vivre mais pas pour investir : système de reproduction sans capacité de croissance.

 

Type I, 10% du total, > 25 UGB, 40 voir 60 :

Ce sont des modèles, fonction sur le type famille dont le mari et la femme vivent sans travailler à l'extérieur. Naissent dans les années 70-80 à partir du type III qui se sont joins par mariage ou succession. Au départ, reste salarié dans l'industrie. Beaucoup engrais donc gonfle le cheptel sur une surface petite. L'ensemble des salaires sont investis dans des tracteurs à 4 roues motrices, gros bâtiments donc stratégie d'acquisition de parcelles éloignées. Du coup, 30 à 40 hectares. Seuil de mobilité.

 

Commune de Presle : on observe un arrêt massif des exploitations 60-68. Donc, beaucoup de parcelles qui se libèrent. Du coup, le communal est sous-utilisé. 5 jeunes s'installent, rachètent terre mais aussi les communaux ! Du coup, exploitation de 50 hectares chacun.

 

Commune de Demangestat : 30 ans de libération progressive des terres et le communal reste public donc passe au type II mais aucun de type I ! Ensuite, de nouvelles terres se libèrent, qui les reprend ? Ce sont ceux du type I d'autres communes !

 

2) les politiques environnementales : normes d'élevage

 

Mesures sanitaires : - salle de traite au norme : 15000 euros

      • salle de fabrication du Munster : 30000 euros

      • stockage fumier (fumière) étanche et couvert : 15000 euros

Il n'y a que les gros qui peuvent se payer ces normes! Accélérateur du processus. Du coup, les gros s'emparent des petites. Mais dans quelles logiques ?

 

* notion de quota laitier (1983) : marché des terres à quota. 1 hectare de parcelle à quota = 3000 à 5000 litres de lait. 1 hect = 3000 euros + prix du quota jusqu'à 3750 euros soit pour 10 hectares : 67 500 € ! Les logiques ne se font plus selon la qualité du terrain mais selon le quota.

 

* indemnité spécial montagne (60') ISM : cela multiplie par deux les subventions que reçoivent les agriculteurs. Il faut que plus de 80% de la SAU soit en zone montagne soit 800m d'altitude.

 

* PAC de 1992 : notion de prime à l'extensification : seuil de 1,4 UGB / hectare. Si il est <, vous êtes extensif et vous avez une aide.

 

* Directive Nitrate : norme d'épandage du lisier très strict. Interdit à moins de 35m du cours d'eau ni dans les pentes fortes (10-15%), terrain gelé ou enneigé. On parle de terre MEP (Mécanisable Épandage Primable).

 

 

       






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